Moulin Neuf



Nos villages.

Nous les appelons ainsi, en qualifiant St Priest de « bourg » alors que dans le langage académique c’est lui le village dont dépendent quelques 35 hameaux mais ce sont nos coutumes...

De quand datent-ils ?
C’est difficile à dire. Si l’on regarde la carte de Cassini vieille de 3 siècles, la plupart sont présents certes avec des orthographes différentes. Comme presque tous ceux de la région ils datent de l’époque gallo-romaine et peut-être avant : en témoignent les nombreux vestiges retrouvés un peu partout et aussi l’origine de leurs noms (voir l’article correspondant). Depuis le siècle dernier certains se sont étendus, beaucoup de gens ont fait construire, leur travail étant dans les petites villes voisines. Des retraités se sont retirés en pleine campagne. Comme les Hollandais il y a 25 ans et depuis les Anglais, ils ont restauré un grand nombre d’habitations. On qualifie parfois les derniers arrivés de « Néo-ruraux », les agriculteurs qui autrefois étaient l’écrasante majorité ne sont plus qu’en nombre restreint travaillant sur des surfaces agricoles très augmentées.

Un habitat fait de centres dispersés.
Nos ancêtres étant des agriculteurs, ils ont occupé le sol de façon à être près de leurs terres mais en groupant parfois en agglutinant leurs maisons (ensemble on a moins peur du loup et s’il n’y avait eu que le loup...). Ces hameaux sont équidistants de 1,5 km environ à vol d’oiseau. Quand autrefois passait une voie romaine ce qui est notre cas, le bourg mis a part ils se sont établis en retrait de celle-ci, il faut dire que ces voies pouvaient drainer des gens de sac et de corde dont l’arrêt était à juste titre redouté.

Leur disposition.
On prenait l’eau à des sources ou des puits. Celle-ci sort de nappes phréatiques qui affleurent ou sont accessibles en contrebas des sommets (les peux). Aussi découvre-t-on souvent des hameaux répartis en demi-cercle au flanc des collines se dorant au soleil sur des parties appelées les « replats ».

Notre paysage.
Il présente l’aspect d’ondulations amples et arrondies ou le vert domine le printemps et l’été avant de s’enflammer à l’automne. Les sommets couverts de taillis, de châtaigneraies ou de sapins qui ont souvent remplacé les landes couvertes d’ajoncs et de bruyères. Puis viennent des replats avec parfois des villages et les jardins, puis les espaces agricoles, prairies ou terres céréalières. Enfin les fonds où passe un ruisseau ne peuvent que faire paître les bovins, on leur donne le nom de « pâtureaux » et en patois le mot bien plus évocateur de « bouyous » endroits où il est scabreux de s’aventurer sans bottes car on peut « bouler ». Notre pays de granit est tel que quelque soit le point où l’eau tombe, elle rejoint toujours la rivière et la mer. Aussi tous les étangs sont-ils le fait de la main de l’homme. Réserve de poissons certes ils permettaient parfois à leur déversoir d’installer un moulin comme à Néravaud. Les autres moulins étaient établis sur les rivières la Sédelle, la Semme et la Gartempe....
Texte de Jean René Dufour




OUR VILLAGES

Although locally known as “villages” with St Priest la Feuille being the “town”, in fact St Priest la Feuille is actually a village surrounded by about 35 hamlets.

How old are they ?
It is difficult to say. If one looks at the Cassini map which dates back to around 1700, most of the hamlets are there, although many are spelt differently. Like most hamlets and villages in the region they date back to the Gallo-Roman period or perhaps earlier : as demonstrated by the number of remains found throughout the area and also from the origin of their names. Over the last 100 years or so some hamlets have grown. Many people working in nearby towns have built houses here. Others have retired to the countryside. 25 years ago many Dutch people bought and restored village properties, followed more recently by the British doing the same thing. Farmers who at one time formed the great majority of the local population are now in the minority but with much larger acreages to farm.

Our ancestors were farmers living on their land, but grouping their houses together for security. These hamlets are all about 1.5 km (1 mile) from each other as the crow flies. If, as in our case, a Roman road passed through an area, hamlets sprang up set back from this road.

Their layout
In the past everyone obtained water from a spring or a well. Such ground water was either on the surface or easily accessible on hillsides. So we often see hamlets arranged in a semi-circle around the sunny side of hills.

Our countryside
Ours is an undulating landscape ; green in spring and summer before the golden colours of autumn. The hilltops are covered with copses, either of chestnut or conifer which have often been replaced by areas covered with gorse and bracken. Then there are the less steep areas with villages and gardens, then farmland, either meadows or arable land. Finally there are the valleys with streams flowing through them serving as pastures for our cattle. Our granite land is such that wherever water falls it will always end up in a river and then the sea.

 


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Le Château
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Le Breuil
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Mazeirat
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La Petite Drable
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Les Grands-bois
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Le Moulin de Semme
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Le Moulin de Châtelus
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Néravaud
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Le Moulin de la Ribière