Saint Priest la Feuille



Origines des noms de nos villages.

Cette origine n’est pas une absolue certitude au moins pour certains. Nous l’avons trouvé en compulsant plusieurs ouvrages spécialisés et le fascicule de Jacky Marcelot « St Priest se penche sur son passé » auquel nous avons déjà fait appel pour l’histoire communale.

1- L’Age au choux.
« Age » vient du latin « ager » : petit champ ; racine germanique haga : haie. L’Age était au Moyen-âge un lieu ou une forêt avait été arrachée pour en faire un espace cultivé entouré d’une haie. « Aux choux » viendrait d’un nom germanique d’une personne (Alco, Alacho). A priori rien à voir avec les choux...

2- Le Bec.
Le gaulois « Becco » signifie localité sur une hauteur près d’un cours d’eau.

3- La Bergeade.
Deux interprétations possibles.
- Origines galloise « bergue » : rive, latine « burgus », germanique » bürg » : château fort. Donc bourgade près d’une berge (de la Gartempe qui est à 1 km ou du petit ruisseau qui alimente l’étang ?)
-  Sur la carte de Cassini (1700) on voit écrit « La Brejade » : La bréjauda est la soupe limousine au lard...

4- La Berthonnerie. (1379 la Barthonarie ; 1442 La Berthonerie)
Le suffixe aria signifiait « propriété de ». Un sieur Berthon ou Bartho (ce qui vient du nom de famille germanique « Bertho » (le brillant) aurait fondé le village.

5- Le Breuil. (Appelé Le grand Breuil une bonne partie du 20ème siècle).
Ce mot vient du bas latin « brogilum » issu du celtique « brogilo » : bois. Au moyen-âge on appelait breuil un taillis, un petit bois, entouré d’une enceinte, réserve pour le gibier. Les bois défrichés ont pu donner une communauté rurale.

6- Chatelus.
Le latin « castellare », diminutif de castra indique un site fortifié sur une hauteur. On retrouve encore aujourd’hui près du village, dominant la Gartempe des fossés, vestiges d’un ancien château. La végétation a tout recouvert et les pierres ont sans doute servi à la construction du village.

7- Commarteau. (coulz martheau en 1539, coulx marteau en 1566)
Coulx vient du latin coz : pierre. Marteau vient de martel (se mettre martel en tête). On aurait un village situé près d’un site gallo-romain. Une ancienne coutume consistait (pour leur éviter la folie) à heurter la tête des nouveau-nés contre la borne milliaire que l’on trouvait sur les voies romaines mais on n’a pas retrouvé de telle borne et la voie romaine n’y passait pas...)

8- Le Coux. (Plusieurs orthographes subsistent encore notamment coud, coux et coulx)
« Coulx » est issu du latin « cos » (pierre). Le village a du être créé dans un endroit pierreux, difficile à labourer. Coud dérive du latin corylus : coudrier, noisetier.

9- Cressat.
Un Gaulois du nom de Crixsus ou un Galloromain du nom de Crixsius aurait eu un domaine à cet endroit là. Cela semble valable pour la commune de Cressat, peut-être est-ce la même chose pour notre hameau.

10- La Drable (1496 Darablia)
Darablia est le nom latin d’une variété d’érable.

11- Le Drut (Mas du Drulh 1379, Druhl 1442, Le druc 1556) Le gaulois « drüto » signifie fort, vigoureux.

12- Les Epingliers.
Deux origines possibles :
- L’épinglier était le métier de celui qui fabriquait ou vendait des épingles. Les épingliers avaient leurs statuts propres, homologués en 1336 et confirmés en 1601. Les épingles dont la forme et la qualité furent affinées avec le temps furent pour les toilettes des dames un accessoire indispensable dont elles abusèrent allant parfois jusqu’à susciter l’exaspération de leurs époux. Ces épingles constituaient un frein à leur ardeur quand avec la belle, conquise, il fallait passer à l’intimité : des dizaines d’épingles (qui piquaient...) devaient être retirées de la coiffure sans compter celles qui hérissaient les habits. En plus elles coûtaient cher !
- L’épinglier est le support de la bobine du rouet qui entraîné par la courroie donne sa torsion au fil, assurant une solidité d’autant meilleure que sa rotation est plus rapide. Dans une contrée rurale comme la notre, nous avons un faible pour croire en la seconde, mais nous n’avons pas résisté au plaisir de conter l’anecdote liée à la première...

13- Freminges.
Vient de « Fram » et « inge » « fram » est un nom d’homme germanique ; « inc »qui signifiait en ligure « le cours d’eau » a été assimilé au cours des invasions germaniques au germain « ing » signifiant village.

14- Lascoux. (Las Couts en 1542)
Ce terme vient du latin « cos » : pierre. En ancien occitan « cout » signifiait mur en pierres sèches. D’où un lieu où figuraient des murailles en ruine.

15- Lavaud.
Ce nom s écrivait en deux mots : La vau. Le bas latin « vauchellus » signifiait vallon, le latin « vallis » vallée.

16- Masfévrier. (Le Mas Février sur la carte de Cassini 1700 env)
« Mas » vient du latin « mansum » : maison. L’explication « mas appartenant à un nommé Février » semble peu crédible. « Fevrier » vient du latin « februarius », dérivant de « februare » qui signifie purifier. Ce village aurait été le « mas de la purification ». A 200m, on a découvert les vestiges d’un cimetière gallo-romain où l’on pratiquait des incinérations. Peut-être faut-il en rapprocher l’origine du nom.

17- Maupertuis.
« Mau » signifiait en occitan « Mauvais », « Pertus » la forme occitane de « perthuis » : passage. On arrive donc à « Mauvais passage »

18- Mazeirat. (Petrus de Mazeria 1468 ; Mazieres 1501)
« Mazeraco » du latin « maceria » désigne des vestiges antiques (masures, murs, enclos) de l’époque gallo-romaine.

19- Le Monteil (1541 Le Montheil)
« Mont » vient du latin « montem » : hauteur. Le terme latin « montillium » désignait une petite colline.

20- Montpensoux.
Les deux parties du nom, « Mont » et « Pensoux » dérivent de « montem » et de « pincium » qui signifient tous deux « hauteur ». C’est un exemple de toponyme.

21- Mortorat. (12ème siècle matéra) « Mat » a signifié au Moyen-Âge « abattu », puis « sombre ». « Rat » voulait dire « rocher ». L’ensemble donne « rocher sombre ».

22- Néravaud.
« Neir » voulait dire noir au 12ème siècle. « Vaucellus » en bas latin est le vallon. Nous parvenons à « Le val sombre ». Si l’on se réfère à « La vallée noire » qualificatif donné par George Sand à la région autour de Nohant, il n’y a rien de particulièrement noir si ce n’est peut-être l’épaisseur des bois. C’est sans doute la même chose pour Néravaud.

23- Nernuit.
Nous avons un toponyme. « Nuit » vient du latin « nox » puis de l’occitan « noctem » qui signifie...nuit. On pense à « nuit noire » mais l’explication semble être la même que pour Néravaud.

24- La Rebeyrolle. La Ribière.(autrefois La Ribière Boisjaud »
« Rebeyrolle, Ribière viennent du latin « ribièra » : pré humide, lit majeur d’un cours d’eau (La Gartempe). Le suffixe « olle » est à valeur diminutive donc Rebeyrolle = Petite Ribière.

25- Sagnemoussouse. (1163 Sanalmolsosa)
L’occitan « sanha » signifie : pré marécageux. Si l’on a cru bon de rajouter « moussouse », la mousse doit bien y croître.

26- Saint-Priest la Feuille. (voir les noms divers selon les âges dans la rubrique « Histoire ».
« Priest vient de « Prejectus », homme charitable et bon qui fut évêque de Clermont assassiné en 676. Sanctifié, la légende lui attribue le pouvoir de guérir les malades d’un signe de croix. En 1468, on parle de la paroisse de Sancti Prejecti Arfolie. « Arfolie » vient du latin « acrifolium » qui signifie « houx ». En occitan « arfoulié » = « houx ». Le nom de notre bourg vient de l’association du nom d’un saint et de la feuille de houx.

27- Semme.
Le latin « summus » signifie « sommet »

28- Souvelinges. (1541 Souvalinge)
Deux interprétations :
- En latin « Sivilianicas » peut être traduit part les terres (ou la villa) de Sivilius.
- Le suffixe « ing » signifie village. Suapilo était un Germain. Souvelinges aurait été le village de Suapilo.

29- Les Verrines.
Le terme vient du latin « vitrina » : verrerie. Pour faire du verre il fallait du sable et brûler beaucoup de bois pour obtenir une haute température. Y avait-il une ancienne verrerie ?

30- La Villatte.
Le mot latin « Villaticus » est ce qui se rapporte à la villa, ou à la villa primitive ruinée. Celle-ci était une exploitation agricole datant de l’époque gallo-romaine.

31- La Villeaubert. La Villeaubrun.
A l’origine il devait y avoir une « villa », exploitation appartenant à une personne dont les noms sont d’origine germanique (Aubert, Osbert) pour la première, (Alburg, ou Aldaburg) pour la seconde.
Texte de Jean René Dufour

 


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L’Age aux choux
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Le Bec
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La Bergeade
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La Berthonnerie
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Le Breuil
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Châtelus
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Commarteau
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Le Coud
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Cressat
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La Drable
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Le Drut
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Les Epingliers
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Freminges
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Lascoux
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Lavaud
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Masfévrier
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Maupertuis
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Mazeirat
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Le Monteil
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Montpensoux
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Mortorat
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Néravaud
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Nernuit
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La Rebeyrolle
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Sagnemoussouse
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Semme
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Souvelinges
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Les Verrines
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La Villatte
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La Villeaubert
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La Villeaubrun