Noël d’argent.

Un petit bourg figé sous le givre dans le matin de Noël. Désert. Un silence de pierre que ne trouble aucune âme, aucune bête. Les arbres ploient sous leur surcharge : en faisant le gros dos ils sont tous devenus pleureurs. Que font les Barracats ? Apparemment insensibles à cette somptueuse beauté aperçue en ouvrant leurs volets, ils se terrent, au chaud, se remettant peut être d’un réveillon, profitant d’une candeur que l’on sait éphémère. Les plus actifs (actives) préparent le repas du jour. Tout le monde aimerait bien admirer la nature mais aujourd’hui elle est trop froide.