12/01/2010 Le réchauffement climatique

Un titre provoquant puisque depuis plusieurs jours il neige. Il neige et il fait froid.

Il nous revient certains textes qui ont fait les (belles ?) dictées de notre enfance.

- Oh la belle neige blanche, douce comme le coton, légère comme la plume, fleur d’hiver aux pétales éblouissants ! (Texte connu auteur oublié.)
- Cette grande nappe blanche s’est étendue en silence sur la campagne. Les troncs noirs des arbres s’élèvent comme des colonnes d’ébène sur un parvis d’ivoire. (Maurice de Guérin)
- De blancs flocons de neige commencent à voltiger et à tourbillonner comme le duvet des cygnes que l’on plumerait là-haut... Une peluche argentée s’attache aux branches des arbres et l’on dirait que les toits ont mis des chemises blanches. (Théophile Gauthier)
- La grande plaine est blanche, immobile et sans voix ;
Pas un bruit, pas un son, toute vie est éteinte
Mais on entend parfois, comme une morne plainte
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.
(Guy de Maupassant)

Que voulez vous dire après ça ? N’est pas écrivain et poète qui veut !

Les routes de campagne sont très difficiles, les médias nous informent : restez chez vous si vous n’avez pas de besoin urgent de vous déplacer.
Pour la première fois depuis 1987, impérial un tracteur a fendu l’épaisse couche pour aller faire les courses. Faisons le gros dos et attendons. Plus les temps seront mauvais, plus grande sera la solidarité.

La nature se montre souvent plus forte que les hommes. Il y a dix ans, la tempête en nous privant d’électricité nous a appris à diversifier nos moyens de chauffage. Il y a cinq ans, une nouvelle panne de courant en a convaincu d’autres de se procurer si ce n’était déjà fait un groupe électrogène. On a donc noté certaines priorités.
A Copenhague tout le monde a vu le danger d’une terre surchauffée mais en ce moment on se gèle. Qui veut entendre parler de restriction de chauffage, d’éclairage, plus généralement de consommation d’énergie ? Nous (je dis les terriens) ne sommes pas prêts à faire les efforts qui s’imposent, pas avant en tous cas qu’une très grande catastrophe arrive.

En attendant bonne année.

Texte de Jean René Dufour