Syndicat d’alimentation en eau potable de la Basse Gatempe

La plupart d’entre vous tourne le robinet sans connaître l’Histoire qui a précédé et suivi l’arrivée de l’eau dans les maisons de notre territoire.

J’ignore les détails de la réflexion qui avait devancé la création du Syndicat par arrêté en 1972 mais je suppose que de nombreuses études et réunions avaient été nécessaires pour en arriver là. Le Syndicat comprend les communes de :

  Le Grand Bourg, alimentée en partie par le Syndicat de l’Ardour et un village par Montaigut
  St Priest la Plaine, Lizières et St Priest La Feuille. Chaque commune est représentée par deux délégués.
  La station de traitement de l’eau, près du village de La Rebeyrolle, a été conçue dès le départ pour alimenter aussi en partie La Souterraine, St Agnant de Versillat et Noth. Pourquoi ces communes n’ont pas été intégrées au Syndicat ? Je l’ignore mais elles ont participé financièrement à la construction de la station.

Avant la création du Syndicat, seuls les habitants du bourg de Le Grand Bourg et quelques écarts étaient alimentés par les captages de La Loge et le réservoir de La Barde, le bourg de St Priest la Feuille l’était par le captage de La Feuille et le village de Néravaud par un captage sur place.

La station de La Rebeyrolle a été mise en service en 1976, sa capacité de production est de 150 m3 par heure. Ont été construits ensuite les différents réseaux (176 kms) et les réservoirs suivants :Les Sauzades près de Chamborand (400 m3) qui est visible de très loin, Le Monteil (150 m3) sur St Priest La Feuille, La Suderie (1 000 m3) sur Lizières d’où partent entre autres, les canalisations vers La Souterraine, St Agnant de Versillat, Noth, La Forge (200 m3) et Les Bains (200 m3) sur Grand Bourg et Le Quéroy (100 m3) sur Lizières construit plus tard. L’essentiel de ces travaux a été réalisé entre 1976 et 1984 mais de nombreuses tranches supplémentaires ont été nécessaires pour compléter les dessertes et améliorer le traitement de la station.

Pour réponde à l’évolution de la réglementation, la station a fait l’objet de plusieurs tranches de travaux :

  Mise en service en 1976
  1981/1982 : adjonction du traitement à l’ozone
  1995/1996 : construction d’un bâtiment supplémentaire pour compléter la filière de traitement et la tour de stockage de la chaux servant à la reminéralisation, coût hors taxes : 3 700 000 F, subventionné à 64 % par le Conseil Général et le F.N.D.A.E.
  Aujourd’hui, 40 ans seulement après la mise en service, nous sommes de nouveau dans une phase de travaux importants de la station pour répondre encore aux évolutions de la réglementation et vous apporter une eau de qualité.

Une 1ère tranche de 200 000 € subventionnée à 60 % par le Conseil Général et L’Agence de l’Eau va débuter dans les mois qui viennent.

Une autre tranche dont on peut estimer le coût à 600 000 € viendra compléter le nouveau dispositif. Dans le même temps, une installation de reminéralisation/désinfection d’un montant de 153 918 € HT subventionnée à 50 % par l’Agence de l’Eau est en train d’être réalisée au Réservoir de La Barde. L’eau provenant des captages de La Loge où nous avons financé des travaux de protection et d’accès, nous posait régulièrement quelques soucis. Pour conserver cet approvisionnement nous devions en passer par là.

Pour compléter votre information sur notre Syndicat, il faut savoir qu’en 2011 il y avait 1 279 abonnés, le volume d’eau produit a été de 453 909 m3 (434 310 m3 par la Station, 19 599 m3 par les captages de La Loge. Le volume exporté vers La Souterraine, St Agnant de Versillat, Noth et Fleurat a été de 284 866 m3 et le volume consommé par les abonnés du Syndicat de 169 043 m3.

Vous le constatez, le volume prélevé sur La Gartempe est important, notre belle rivière ne nous a jamais fait défaut, mais certaines années et surtout depuis 3 ans, son débit m’inquiète de plus en plus en août, septembre et octobre. C’est la principale ressource d’un vaste territoire aussi j’avais souhaité, et les délégués des communes m’ont suivi, faire réaliser une étude à laquelle nous avons associé l’ensemble des communes desservies. Cette démarche a été bien comprise par tous, le but étant de nous réunir pour rechercher de nouvelles sources d’approvisionnement dans un premier temps et de réfléchir à une gestion commune de nos ressources et peut être de la distribution.

Les sources de production intéressantes d’eau ne sont pas pléthores sur les communes concernées mais des forages semblant prometteurs avaient été réalisés dans le cadre du programme Syrano, sur la commune de St Agnant de Versillat en 1992.

Un groupement de commandes est en train de se mettre en place entre le Syndicat et les autres communes desservies pour financer une étude consistant à vérifier l’importance de la ressource sur ces 3 captages et la qualité des eaux.

C’est une étape très intéressante de coopération. Si les résultats sont concluants, il faudra étudier l’utilisation la plus profitable pour tous de cette ressource, sinon il faudra entreprendre de nouvelles recherches.

Il est évident et naturel que l’eau coule aux robinets de nos habitations. Personnellement, il m’a semblé essentiel aussi de rappeler les décisions importantes prises par ceux qui nous ont précédé et tous ceux qui se sont succédés depuis, mais aussi vous faire prendre conscience des sommes importantes engagées pour vous apporter une eau répondant à la réglementation, aux qualités gustatives les meilleures possibles, avec un prix raisonnable. Ce n’est pas toujours simple de concilier tout cela et je salue l’implication forte de tous les délégués des communes tout au long de ces années. Personnellement j’ai bien eu quelques insomnies, en même temps j’ai la faiblesse de penser avoir été utile, j’espère seulement que c’est le cas.

J’espère aussi que toutes ces informations vous auront intéressés.

Le Président délégué au Syndicat depuis 1977 Guy MOUTAUD