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Le réveil du four.

En 1996, nous décidons de nous installer autour de La Souterraine. Nous recherchons une maison typique de l’habitat Creusois. Dans nos critères de choix, grange, cave voûtée et four à pain ont une place de choix. C’est en 97, au Grand Breuil, à Saint Priest la Feuille que nous trouvons notre bonheur. L’appentis qui abrite le four à pain est en mauvais état, la toiture est à refaire, il y a urgence pour le sauver (photo 1). La déco à l’intérieur mérite aussi un petit « toilettage » (photo 5).
Les travaux commencent, menés par les entreprises Mathieu (toit), Gautier (joints), et nous-mêmes (photo 2). Une fois découvert, nous avons pu observer la « boule » du four, recouverte de sable (photo 3). Nous ne touchons pas à l’intérieur du four, la sole est un peu abimée mais la voûte semble en état (photo 6). Nous piochons le plâtre, et remettons en valeur briques et pierres (photo 7). Une fois les joints réalisés il ne nous reste plus qu’à trouver une porte pour remplacer la simple tôle qui ferme la bouche du four. C’est un ami qui va m’offrir celle du sien, détruit (photo 8).
En Octobre 2009, nous allons à la traditionnelle fête de Cros et je demande aux familles Vaugelade Patinaud d’assister à la chauffe d’un four. En rentrant je repense aux souvenirs racontés par Daniel Pradeau ou Robert Gaudron qui connaissaient bien le mien. Arrivé au Breuil, la famille autour de moi, je me lance : « Et si on allumait notre four ? »
Je récupère des fagots dans la grange, on ajoute quelques morceaux de châtaignier et les premières flammes apparaissent. Nous sommes assez fiers de nous mais notre enthousiasme va être de courte durée. La fumée, après avoir rempli le four, commence à remplir la salle à manger. Panique à bord, ouvrez les fenêtres, la cheminée est bouchée !
Après recherche, c’est un gros nid de frelons qui obstrue le conduit au niveau du toit. Nous arrivons à le détruire et retentons notre chance. Tout se passe bien, les étapes s’enchainent alors normalement.
Le feu et la fumée noircissent la voûte dans un premier temps (photo 10).
Ensuite la fumée commence à sortir et remonte dans le conduit de la cheminée. La circulation de l’air marque les pierres à l’entrée du four (photo 11). En effet l’arrivée de l’air se fait par la partie basse et la sortie de la fumée par le haut de la bouche.
Au bout d’une heure trente environ, les briques de la voûte commencent à blanchir (photo 12). Le phénomène débute au centre de la voûte et se propage peu à peu à l’ensemble. Quand elle est totalement blanche, on peut considérer que le four est chaud.
Je retire les braises et les vide dans une brouette en fer (photo 13).
Nous enfournons les pizzas et pâté de pomme de terre environ 2H15 après avoir allumé. Merci aux cuisinières.
La porte dispose d’un petit œilleton et au bout de 5 minutes, je regarde si tout va bien. Je me rends alors compte que les victuailles commencent à noircir. Nous retirons les pizzas qui sont déjà cuites. Je ne me souviens pas si nous avons laissé un peu plus le pâté.
Le four était-il trop chaud ? En tout cas, c’était bien bon.
Texte de Jean CASANAVE

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