SOMMAIRE :

Année 2019
Numéro 71
Janvier ; Février ; Mars 2019

COMMÉMORATION DU 11 NOVEMBRE


Cette année, la commémoration du 11 novembre avait une valeur particulière car il s’agissait du centenaire de l’armistice. Outre les traditionnelles cérémonies locales qui se déroulaient devant les monuments aux morts de chaque ville et village, c’est un élan mémoriel qui prenait vie avec des initiatives et manifestations culturelles à travers toute la France. La municipalité de St Priest la Feuille a rendu un hommage appuyé à ses valeureux combattants tombés pour défendre notre patrie et leurs familles. Après lecture du texte de Monsieur le Président de la République, Madame la maire a prononcé son discours. Les thèmes de valeur, de courage, de préservation de la mémoire historique étaient prégnants. Ce discours a été entrecoupé de différents textes : la lettre d’une épouse racontant le départ de son mari pour ce qui allait être « la drôle de guerre », un poème récité par la classe des CM de l’école décrivant les horreurs du conflit, la lettre d’un poilu qui va être exécuté car des mutineries éclatent et les soldats ne veulent plus se battre. Des chansons ont aussi retenti durant la cérémonie : la chanson de Craonne, chant antimilitariste et interdit par les états major des armées et une chanson hommage aux poilus au texte poignant tant il est réaliste. Madame la maire a tenu à rendre aussi un hommage aux femmes de cette guerre. Qu’elles aient été au front pour soigner, dans les champs pour nourrir les populations, aux usines pour participer à l’effort de guerre, elles ne doivent pas être oubliées non plus. Elles ont souffert de la perte d’un mari, d’enfants, souffert des conditions de vie difficile et la lecture d’un texte sur une femme morte de chagrin nous a rappelé leur implication dans ce conflit. Les familles et les enfants s’étaient déplacés en nombre pour cette cérémonie et Madame la maire a conclu son discours sur l’indispensable devoir de mémoire pour ces générations futures, sur l’atrocité de ce que peut être une guerre, sur les valeurs à préserver pour un « bien vivre » ensemble et ne pas reproduire les horreurs de l’histoire. Sandrine CLAVEYROLAS