Une légende de la Pierre-Folle

Blaise Pincenault est un beau gars de vingt quatre ans, joyeux buveur, enjôleur et joueur de vielle. Un soir de Saint Laurent, jour de fête de Saint Priest la Feuille, regagnant son village, il rencontre près du dolmen de la « Pierre Folle », d’horribles fantômes sous la forme de sept êtres étranges vêtus en blanc. Les fantômes, qui dansent une sarabande autour du dolmen, se transforment bientôt en sept jeunes filles, belles comme le jour, dont l’une, plus belle encore que ses compagnes, fixe le musicien extasié. Blaise échange le baiser des fiançailles avec la séduisante apparition.

Un peu plus tard au matin, des paysans découvrirent Blaise tendant les bras au dolmen. Ils le touchèrent... mais au contact le vielleux s’affala sur l’herbe : son corps était froid et rigide.

Depuis, tous les habitants de la contrée n’ont garde de s’aventurer dans le voisinage de la « Pierre Folle » après la tombée de la nuit, car disent-ils : «  las pucelé nous tiviau comme al avan tua quen por chéti Blaise Pincenault ». (Les vierges nous tueraient comme elles ont tué ce pauvre chéti Blaise Pincenault).

 

A LOCAL MYTH

Blaise Pincenault was a young man who played the hurdy-gurdy. On the night of the local fair where he had been celebrating enthusiastically, he was walking past the dolmen when he saw seven horrible ghosts clad in white. Sudddenly, the ghosts, who were dancing around the dolmen, were transformed into seven beautiful maidens. One of them, even more attractive than the others, was staring at the transfixed musician, who kissed the lovely apparition.

The next morning, he was found dead with his arms outstretched to the dolmen. Since then, the local people have been said to avoid passing the dolmen at night. They say : " The virgins would kill us like they did poor Blaise Pincenault."

 


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Une légende pour ce dolmen ?
Oui, une bien curieuse...
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Le dolmen sous la neige
N’est-il pas envoûtant ce dolmen sous son manteau neigeux ?